Noël, dinde et deadlifts : l’art de l’équilibre

par | 30-11-2025 | Santé, Fitness

Bien gérer son alimentation pendant les fêtes quand on est sportif

Les fêtes, c’est un peu comme un WOD surprise : tu ne sais pas ce qui t’attend, mais tu sais que tu vas transpirer (ou digérer longtemps).
Entre les repas de famille, les desserts à rallonge et les remarques bien senties de tonton, la période de Noël met souvent à rude épreuve la discipline alimentaire des sportifs. Alors, comment profiter sans se culpabiliser ni ruiner des mois d’efforts ?

Spoiler : ce n’est pas en refusant la bûche.

Le plaisir fait partie du jeu

Si tu es sportif, tu sais à quel point la rigueur est importante. Mais la période des fêtes n’est pas le moment de transformer ta diète en examen de contrôle continu.

Le plaisir gustatif et émotionnel fait partie intégrante de la santé. Partager un bon repas, rire avec ses proches, savourer les traditions : tout cela nourrit aussi ton bien-être psychologique.

Et le bien-être, lui, a un impact direct sur tes hormones, notamment le cortisol : un repas pris dans la détente favorise une meilleure digestion, réduit le stress et soutient la récupération.
Alors oui, tu peux manger du foie gras sans que ton corps t’en veuille. Le stress culpabilisant, lui, est bien plus nocif que trois bouchées de bûche.

Fêter sans frustration

Se priver pendant les fêtes, c’est comme venir à Noël sans cadeau : frustrant pour tout le monde.
Refuser systématiquement les plats “gras” ou “sucrés” ne te rendra pas plus fort — juste plus frustré. Et la frustration, elle, finit souvent en craquage monumental le lendemain.

L’objectif, c’est le plaisir maîtrisé. Tu peux dire oui au partage, sans dire oui à l’excès.

Quelques réflexes simples :

  • Savoure lentement : la satisfaction vient dès les premières bouchées.
  • Écoute ton corps : mange quand tu as faim, pas juste “par habitude”.
  • Profite du goût : se faire plaisir ne veut pas dire s’empiffrer.
  • Et surtout : ton estomac n’est pas une salle de muscu, inutile de le pousser à l’échec.

Les bons choix d’un sportif “aware”

Même en période festive, tu peux garder de bons réflexes sans te priver :

  • Bouge un peu avant ou après les repas : une balade digestive vaut tous les burpees du monde.
  • Priorise les protéines et les légumes pour t’aider à réguler la satiété.
  • Hydrate-toi bien : l’alcool et le sel augmentent la rétention d’eau et la sensation de “gonflement”.
  • Fais des choix conscients : commence ton assiette par ce qui t’apporte de la vitalité avant les aliments “plaisir”.

Le mythe du “j’ai tout ruiné”

Non, tu n’as pas pris 5 kilos de gras en deux repas.
Ce que tu vois sur la balance, c’est surtout de la rétention d’eau, du glycogène (tes réserves d’énergie) et du sel.
Ton corps gère ça très bien tout seul… à condition que tu ne prolonges pas les excès pendant deux semaines.

L’équilibre, c’est ce que tu fais entre les fêtes, pas pendant.
Alors respire, savoure et reprends ton rythme naturellement ensuite. Ton corps n’a rien oublié.

Comment dire non à mamie (et à l’oncle lourd) sans créer un drame

Ah, le grand classique. Tu es repu, tu poses ta fourchette, et là surgit mamie, sourire attendri, armée d’une louche :

“Allez, reprends un peu de gratin, tu n’as rien mangé !”

Ou encore l’oncle bourru (bourré ?), verre à la main :

“Alors, le sportif, on fait le régime pendant les fêtes ? T’as peur de prendre 200 grammes ?”

Ces situations peuvent être frustrantes, surtout quand on se sent incompris. Mais bonne nouvelle : il existe une arme plus puissante que le squat à 200 kg — la communication non violente (CNV).
Elle repose sur 4 étapes simples :

  1. Observer sans juger
  2. Exprimer son ressenti
  3. Expliquer son besoin
  4. Faire une demande claire

Exemple avec mamie :

👵 “Mamie, c’est vraiment délicieux, j’ai adoré ton gratin (observation + gratitude).
Mais là, je n’ai plus faim du tout, je préfère m’arrêter avant d’être mal (ressenti + besoin).
Garde-moi-en un peu pour demain, comme ça je pourrai encore en profiter (demande).”

Résultat : tu dis non sans rejeter son amour, et elle se sent valorisée.

Exemple avec l’oncle lourd :

🧔 “Ah tonton, je t’assure que je ne me prive pas, je savoure juste différemment (observation + humour).
C’est vrai que je fais attention, mais surtout pour être bien dans mon corps et pas explosé après le repas (besoin).
Toi aussi tu veux qu’on profite de la soirée sans rouler jusqu’au canapé, non ? (demande humoristique).”

Tu restes calme, confiant, sans te rabaisser ni créer de tension.
Tu montres que tu assumes ton mode de vie sans juger le leur — c’est ça, la vraie force.

L’équilibre, le vrai secret de la performance

Les fêtes ne sont pas un test de discipline, mais un moment d’équilibre et de partage.
Tu peux être à la fois un athlète et un bon vivant.
Tu peux manger du chocolat sans perdre ta shape.
Tu peux dire non sans culpabiliser.

Ce qui fait la différence, c’est ta constance — pas un repas isolé.
Alors profite, ris, savoure. Et rappelle-toi :

«Un repas ne fait pas grossir. Un mode de vie, oui.
Et le tien, tu le reprendras dès le 26
»

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